mercredi 21 mars 2018

La souffrance et l'exil

Du Bellay, comme Ronsard, est tôt affligé d'une surdité partielle – ce qui ne l'empêche pas de devenir chef de la maison de son cousin le cardinal Jean Du Bellay, qu'il suit en Italie, à partir de 1553. Le poète s'est entre-temps ressourcé en traduisant le quatrième livre de l'Énéide de Virgile, et a composé un Tombeau de Marguerite de Valois. Il publie un nouveau Recueil de poésie avant son départ. Les événements diplomatiques auxquels il est directement mêlé (la France ne cesse d'intervenir alors dans les affaires italiennes) ne l'empêchent pas de s'occuper de littérature (son ami et poète Olivier de Magny le rejoint à Rome), mais il ne publie rien jusqu'à son retour en France, en 1557.

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