mercredi 28 mars 2018

Joachim du Bellay








Poète français (Liré 1522-Paris 1560), cousin de Guillame du Bellay et de Jean du Bellay.

mardi 27 mars 2018

Œuvres

Il a créé de nombreuses œuvres et voici les plus connues :

mercredi 21 mars 2018

Premières années


Du Bellay, qui appartient à la branche aînée d'une grande famille, naît au château de la Turmelière, paroisse de Liré, non loin d'Angers. « Combien que j'aie passé l'âge de mon enfance et la meilleure part de mon adolescence assez inutilement… », il faut l'en croire sur parole, car nous ne savons rien de son enfance, sinon qu'à dix ans, orphelin de père et de mère, élevé par son frère René, évêque du Mans, il est toujours au château familial.

De ses premiers contacts avec la poésie de son temps, les Grands Rhetoriqueur et leurs successeurs, nous ignorons tout. Du Bellay commence à vivrebiographiquement parlant, lorsqu'il entame des études de droit à Poitiers, sans doute par nécessité : grande famille ne signifie pas forcément aisance, et ses cousins les plus célèbres,Guillame du Bellay, seigneur de Langey et le cardinal Jean du Bellay, évêque de Paris, sont tous deux diplomates professionnels, ne pouvant vivre de leurs rentes.

Les sonnets


  • L'Olive

De la Brigade à la Pléiade






L'année 1553 est le point de départ de ce qui s'appelle d'abord la Brigade, réunion de poètes militants, comme leur nom l'indique, regroupés autour de Ronsard pour défendre le roi contre les protestants ; pas de distinction entre défendre la langue et défendre le roi : c'est un même combat. (certains textes de Ronsard ou de Jodelle sont de véritables appels au meurtre des protestants). Ronsard compose des listes de membres plus ou moins actifs (dans le Voyage d'Arcueil ou les Îles fortunées), avant de se fixer, en 1555, au chiffre magique de sept, comme les Muses. Et comme les étoiles de la Pléiade, plaisantent les protestants ; et, comme il arrive souvent, les poètes incriminés reprennent l'appellation et la revendiquent.
Il faut imaginer l'enthousiasme littéraire de ces jeunes gens, conscients de révolutionner l'institution. Depuis moins de dix ans (l'ordonnance de Villers-Cotterêts est de 1539), le latin, par décision royale, a été remplacé par le français dans les cours de justice, pour que les justiciables entendent quelque chose aux arrêts prononcés (« afin, dit le roi, qu'il n'y ait cause de douter sur l'intelligence desdits arrêts, nous voulons et ordonnons qu'ils soient faits et écrits si clairement, qu'il n'y ait ni puisse y avoir aucune ambiguïté, aucune incertitude, ni lieu de demander interprétation »). Mais il n'était pas encore question de prétendre que le français, aux règles encore mal définies, pourrait supplanter le latin dans les productions de l'esprit.
Malherbe, au début du xviie s., se moquera de la surabondance de leur discours, rarement maîtrisée. Mais, en quelques années, la Pléiade aura radicalement changé le ciel poétique.

Pour la défense de la langue française



Que dit la Défense et illustration  ? Que le français est encore dans l'enfance, et qu'il suffit de le fortifier, en le pratiquant, en inventant des mots, en l'enrichissant de toutes les manières, pour le rendre aussi puissant que le grec ou le latin, qui ont eu pour eux la durée, et non un génie intrinsèque. Du Bellay reprend certaines idées exprimées l'année précédente par Sébillet dans son Art poétique, mais les développe dans un style qui manie avec bonheur l'insolence et le lyrisme.
Ce jeune Angevin est un provocateur. Son discours est à la fois théorie et pratique : affirmant les possibilités infinies de la langue, et le nécessaire travail de l'écriture, il arrive naturellement aux conditions de l'art : « mourir en soi-même » et se transformer en sa langue – condition nécessaire pour que la « beauté des mots » passe dans la poésie.







Les dernières années


Au début de 1558, en quelques mois, paraissent l'Hymne au Roi sur la prise de Calais (les poètes de la Pléiade sont aussi des poètes de cour militants), les divers Jeux rustiques, ses chefs-d'œuvre les Regrets et les Antiquités de Rome – sans compter plusieurs traductions du latin et du grec.
Les divers Jeux rustiques s'apparentent à ces Folastries qu'écrit alors Ronsard, ou aux Passetemps de Baif: les sujets sont plaisants, réalistes (« la vieille courtisane »), ou rustiques. Du Bellay parodie ou imite ses auteurs favoris (Ovide, Catulle ou Virgile), tout en se démarquant à l'occasion de ses réalisations antérieures (Contre les Pétrarquistes).
Il souffre de plus en plus de sa surdité. Les Regrets contiennent comme un écho des difficultés matérielles dans lesquelles il se débat une fois de retour en France (« Mille soucis mordants je trouve en ma maison »). Il meurt le 1er janvier 1560. Il a à peine 37 ans.