C'est dans ce contexte que, fortement encouragé par ses camarades, Du Bellay rédige sa Défense et illustration de la langue française (1549), dans laquelle il prétend que l'on peut, en français, rivaliser avec le latin, et même le supplanter. La même année, avec le même « privilège du Roi », qui sert alors de bon à tirer, il publie l'Olive, recueil de sonnets sur le modèle du Canzoniere pétrarquiste.
Le débat initié par Du Bellay et ses comparses bouleverse l'institution, les habitudes et les pratiques littéraires. Le discours va faire florès. Dans les années qui suivent, la plupart des jeunes enragés de la littérature enfoncent le même clou. Ainsi Jacques Tahureau dans son Oraison au Roi de la grandeur de son règne et de l'excellence de la langue française (1555). Ainsi Peletier du Mans (Dialogue de l'orthografe, 1550), puis le grammairien Henri Estienne (Précellence du langage français, 1579). Ainsi Ronsard, dans son Art poétique (1565).
C'est dans ce contexte que, fortement encouragé par ses camarades, Du Bellay rédige sa Défense et illustration de la langue française (1549), dans laquelle il prétend que l'on peut, en français, rivaliser avec le latin, et même le supplanter. La même année, avec le même « privilège du Roi », qui sert alors de bon à tirer, il publie l'Olive, recueil de sonnets sur le modèle du Canzoniere pétrarquiste.
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